
Georges Clooney
Certains disent que le vrai mâle, le vrai, celui qui a des épaules larges et qui est prêt à assurer dans une belle relation amoureuse, a disparu. Les trentenaires auraient la flemme d'aimer, vautrés dans leur canapé, les mains occupées à flatter leur joystick ou à surfer sur internet. S'engager?? trop puissant !! Entrer au cœur de la relation amoureuse, chercher la densité de l'émotion, prendre du temps?? Trop tuant !!
Heureusement, une nouvelle race d'honnêtes hommes amoureux serait en train de voir le jour. Et, bonne nouvelle, le jeune et joli philosophe célibataire Vincent Cespédès, dans son dernier ouvrage, Les hommes expliqués aux femmes(ed. flammarion), prophétise que l'homme de demain sera meilleur que celui d'hier.
Vincent Cespédès
Adieu donc, les gros bébé capricieux qui traquent l'amour virtuel sur Facebook.... Quel est le portrait-robot du mâle nouveau? James Mc Nulty,répond sans hésiter le philosophe. Qui ça? Le policier fatigué de la série "The Wire", qui traque les truands et promène un air paumé, comble de la virilité. Un anti-Clooney, pas spiritueux pour deux sous. " C'est en assument leurs faiblesses que les hommes deviennent de plus en plus charmant, je l'observe autour de moi" affirme Vincent Cespédès.
Le voilà, le secret: les hommes prêts pour l'amour ne se mentent pas à eux-mêmes, ils ne cherchent pas à être raccord avec le grand casting publicitaire de mâle dominant. Ce sont des gentlemen désobéissants et c'est à cette seule condition -être en paix avec leur virilité- qu'ils pourront entrer en phase avec leurs émotions !
Combien de temps encore pour que tous ces Tanguy qui ont la flemmardise de s'investir découvrent la meilleure part d'eux mêmes? Il faut dire que la marche s'annonce difficile: il leur faudra apprendre à être moins possessifs, moins obsédés par la performance, plus féminin, plus curieux de leur bien-aimée et fidèles par amour et non pas par obligations.... C'est, dans les grandes lignes, la définition de cet homme idéal. Quelques indices pour le reconnaître? On devrait lire un sourire bienveillant sur son visage apaisé.
Gaspar Uliel
Article repris dans Be du 22 octobre 2010









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